LE FMI ENCOURAGE A POURSUIVRE LES EFFORTS

Fév 13, 2018
LE FMI ENCOURAGE A POURSUIVRE LES EFFORTS

LE FMI ENCOURAGE A POURSUIVRE LES EFFORTS

Une équipe du Fonds Monétaire International (FMI), dirigée par Samir JAHJAH vient de boucler une mission d’une semaine à Bangui.

Cette mission se situe dans le cadre des travaux préparatifs de la quatrième (4e)  revue  du programme du gouvernement appuyé par la Facilité Elargie de Crédit. Le Ministre des Finances et du Budget Henri-Marie DONDRA assisté de son collègue de l’Economie, du Plan et de la Coopération Félix MOLOUA a présidé, ce matin une réunion de synthèse dans la salle de Conférences du ministère des Finances et du budget.

Au sortir de cette réunion, Monsieur Samir JAHJAH, chef de ladite mission donne ses impressions à l’équipe du service de communication du Ministère des Finances et du Budget.

M. Samir JAHJAH, vous venez de clôturer une mission du FMI en République centrafricaine. Quelles sont vos impressions ?

Effectivement une mission du FMI vient de passer une semaine à Bangui. Nous avons eu des échanges fructueux avec les autorités centrafricaines pour faire un peu le point sur l’évolution économique du pays, faire le point sur la mise en œuvre des réformes structurelles et de la mise en œuvre du programme économique du gouvernement centrafricain. Les bonnes nouvelles sont que la croissance économique a été bonne en 2017, au-delà des projections et on prévoit également une croissance solide en 2018.

Les réformes se mettent progressivement en place également. Elles  visent à promouvoir une très grande transparence dans la gestion des finances publiques, un développement accru des recettes devant permettre à l’Etat de mettre en place des programmes sociaux de remboursements des arriérés. En plus des programmes d’investissement s’installent.   

L’année 2017 a été une bonne année, puisque le taux d’exécution d’investissement du gouvernement centrafricain est de 80%.  Ce qui est une performance bien meilleure que celle observée  en 2016 et auparavant.

Là-où il y a encore du travail et des efforts à réaliser, c’est dans la mobilisation des recettes. On a des secteurs qui sont porteurs de la croissance qui doivent contribuer à l’effort de la mobilisation des recettes. Par contre, il y a également un effort de transparence dans la gestion de cette pratique de recettes. Par exemple il existe dans la structure des taxes  ce que l’on appelle  les taxes parafiscales qui malheureusement, ne sont drainés sur le compte unique du trésor et qui sont gérées de manière indépendante à l’abri de regard et des contrôles  prévus par les textes en vigueur.

Les réformes  amorcées permettront de mobiliser  toutes les ressources possibles qui permettront la réduction de la pression fiscale ou parafiscale pesant sur le secteur privé.

Etes-vous optimiste pour l’année 2018 ?

Comme je vous le disais, la croissance économique en 2017 était bonne. Il y a des enjeux notamment l’augmentation du prix du pétrole à l’échelle international  qui  exigera l’adoption de  certaines mesures dans le contexte  Centrafricain, afin de limiter l’impact social négatif mais aussi l’impact en termes des pertes des ressources financières.

Je pense que le programme d’investissement national et le programme d’investissement financé par les bailleurs se met en route de manière satisfaisante. Aux dernières nouvelles, je suis plutôt confiant que, si les réformes se poursuivent sur cette même lancée, si les mobilisations des recettes sont performantes, l’année 2018 va être une bonne année.