Communications

PRÉSENTATION DU RAPPORT DES PERSPECTIVES ECONOMIQUES RÉGIONALES POUR L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE

Juil 09, 2018
PRÉSENTATION DU RAPPORT DES PERSPECTIVES ECONOMIQUES RÉGIONALES POUR L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE

PRÉSENTATION DU RAPPORT DES PERSPECTIVES ECONOMIQUES RÉGIONALES POUR L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE

 

Le Fonds Monétaire International (FMI) prévoit une légère reprise en 2018 de la croissance en Afrique subsaharienne, attendue à 3,4 %, nonobstant  un surendettement préoccupant dans de nombreux pays, selon son rapport d’avril, rendu public, ce lundi 9 juillet 2018, dans la salle de conférences de la BEAC par Olivier Benon, représentant résident de cette institution.

Cette présentation s’est déroulée sous la présidence de monsieur Henri-Marie Dondra, ministre des Finances et du Budget, assisté de son collègue de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua et de celui des Petites et Moyennes Entreprises, de I ‘Artisanat et du Secteur informel, Bertrand Touaboy.  

D’après ce rapport qui, fait le point sur les six derniers mois en Afrique subsaharienne,  « Le taux de croissance moyen de la région devrait passer de 2,8 % en 2017 à 3,4 % en 2018, en hausse dans environ deux tiers des pays », après le choc subit par les pays exportateurs des produits de base. Cette légère reprise s’explique par de  bonnes perspectives économiques mondiales  ainsi que par  une hausse des prix des matières premières.

Dans son intervention, le représentant résident du FMI a focalisé sa présentation sur la mobilisation des recettes fiscales qui, selon lui, doivent contribuer au financement des objectifs du développement durable et des demandes sociales croissantes. « L’Afrique subsaharienne a des besoins gigantesques en matière d’infrastructure et de développement social. Face à la hausse des vulnérabilités liées à la dette dans la région, les pays devront recourir davantage à des sources de financement durables ce qui fera de la mobilisation des recettes fiscales un des enjeux publics les plus pressants dans la région » a déclaré M. Benon. En ce qui concerne la République Centrafricaine, le gouvernement doit poursuivre les réformes afin d’améliorer l’efficience des recouvrements en s’intéressant à des pistes et orientations idoines.

Pour le ministre des Finances et du Budget, ce rapport permet à son département de prendre connaissance non seulement des perspectives  économiques mais de le plonger dans la réalité économique de notre pays. Parlant toujours de ce rapport, le ministre Dondra ajoute : « Il s’agit d’un instrument de travail qui guide la politique économique du gouvernement ».

L’Afrique subsaharienne reste une région qui dispose d’un important potentiel pour exploiter son dividende démographique, à condition que des mesures internes vigoureuses soient mises en œuvre. Pour la RCA, il est question de bâtir des institutions chargées de collecter les recettes de l’Etat, de lutter contre la fraude, de ne pas laisser les dettes fiscales s’accroître, d’aller vers la numérisation des administrations fiscales et douanières. Le ministre Dondra et ses collègues se sont réjouis de cette initiative qui vise à vulgariser ce rapport du FMI.