Communications

ECHANGES ENTRE LES ACTEURS DE LA PAIX ET LA MISSION DU FMI

Fév 20, 2019
ECHANGES ENTRE LES ACTEURS DE LA PAIX ET LA MISSION DU FMI

 

La salle de conférences de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC) a servi de cadre, cet après midi du 20 février 2019, à des échanges entre les acteurs de paix en Centrafrique et la mission du Fonds Monétaire International (FMI) en séjour à Bangui, dans le cadre des préparatifs de la sixième revue du programme économique et financier du gouvernement appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC). Ces échanges se sont déroulés sous l’auspice du ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra, assisté de son collègue  de I ‘Intérieur, chargé de la Sécurité Publique, le Général de Brigade Henri Wanzet Linguissara.

 

Cette rencontre revêt une importance capitale, car elle a regroupé tous les acteurs de la paix en RCA afin d’apprécier le niveau du travail abattu dans le cadre de la sécurité. La mise en œuvre du programme DDRR, le redéploiement des forces de défenses et de sécurité et l’évolution de la situation avec l’accord dit de Khartoum ont des incidences financières qui impactent le budget national. La mission du FMI entend recueillir les informations concernant les besoins budgétaires en vue de mobiliser les partenaires de la RCA sur cette question.

 

Le ministre  Henri Wanzet Linguissara et le représentant du ministère de la défense, le colonel Service ont exposé à tour de rôle, les efforts déployés pour ramener la paix à Bangui et dans les provinces de la Centrafrique. La Minusca a reconnu que le déploiement conjoint de leurs troupes et les FACA a permis de réduire sensiblement les attaques et les pertes contre cette force onusienne. La vision du chef de l’Etat Professeur Faustin Archange Touadéra, traduite dans la loi de programmation militaire et adopté par l’Assemblée Nationale doit être prise en compte dans le budget. Le ministre Dondra en fait une préoccupation et affirme instruire ses collaborateurs pour que cela soit inclus dans un éventuel collectif budgétaire. « L’accord de paix que nous avons signé a des incidences financières qu’il faut évaluer et inclure dans le budget » a concède le ministre Dondra.

 

La mission du FMI, la communauté internationale et le gouvernement centrafricain se mobilisent déjà pour identifier et  évaluer les besoins financiers relatifs à l’accord de paix de Khartoum afin d’y rechercher les sources de financement.