Communications

Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme dans le secteur financier

Jan 06, 2017 239

 

COMMENT LUTTER CONTRE LE BLANCHIMENT ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME DANS LE SECTEUR FINANCIER ?

C’est dans cette optique que se déroule un atelier d’élaboration du plan d’action pluriannuel du Ministère des Finances et du Budget en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme dans le secteur financier, ce lundi 27 juin à l’hôtel Levis à Bangui, en présence du Directeur de Cabinet dudit ministère et son assistant respectivement GUY SAMUEL NGANATOUA et GUY BRUNO KOYAYORO ainsi que du chargé de mission Réforme du secteur de sécurité, JEAN FIRMIN PAKOUZOU.

L’objectif général de ces travaux, comme l’explique le Directeur de Cabinet du Ministère des Finances et du Budget, GUY SAMUEL NGANATOUA, représentant du ministre HENRI-MARIE DONDRA, à l’ouverture de ce séminaire, c’est de cerner les insuffisances du système financier en matière de lutte contre le blanchiment et financement du terrorisme, de comprendre les risques afin d’identifier les politiques, apprécier la pertinence des procédures et institutions, évaluer les méthodes et pratiques utilisées dans le secteur pour extraire les vulnérabilités et proposer des mesures correctives.

Dans ses propos liminaires, le Directeur de cabinet a précisé que c’est dans un environnement économique et financier marqué par la libéralisation des échanges entrainant un mouvement accru des capitaux, qu’il s’est développé dans le monde en général et en Afrique Centrale en particulier un phénomène très important de blanchiment à différentes opérations financières, la liberté de circulation des capitaux qui en découle n’est pas seulement un atout pour les opérations économiques et les honnêtes gens, elle l’est aussi pour les criminels.

Hors, poursuit-il, il existe une vulnérabilité liée à l’existence d’une économie parallèle basée sur le cash et l’utilisation des espèces qui représente une taille significative et dans laquelle les flux financiers important circulent en dehors du système financier conventionnel.

En outre, des systèmes parallèles de transfert de valeurs et remise de fonds jouent un rôle important dans l’économie des Etats de la sous-région tout en s’exposant au blanchiment des capitaux et au financement du terrorisme.

En conclusion, le représentant du ministre des finances et du Budget, Guy Samuel Nganatoua, toujours dans ses propos liminaires, a mis en exergue l’importance que revêt ce séminaire en ces termes : « Pour éviter que les terrorismes et autres criminels ne puissent financer leurs activités ou blanchir les produits issus des activités criminelles en République centrafricaine et sur le corridor de l’Afrique centrale, l’identification des besoins dans le secteur financier est une nécessité »