Presse-Archives

INSTANTS HISTORIQUES AU MFB : LA COUR DES COMPTES REMET SON RAPPORT PROVISOIRE SUR LA GESTION 2015

Le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra a reçu en audience, ce jeudi 2 novembre 2017, une délégation de la Cour des Comptes conduite par M. Maurice AKKA, Président de la 1ère chambre de la dite institution. Au cours de cette audience, un exemplaire du rapport provisoire sur le compte de l’Etat de l’exercice 2015 est remis au ministre DONDRA.

La transparence dans la gestion des finances publiques est un principe crucial des réformes relatives à la gestion budgétaire. Le gouvernement centrafricain s’efforce de se conformer aux normes internationales y relative. C’est dans cette optique qu’une équipe de la Cour des Comptes a rencontré le ministre des finances et ses proches collaborateurs dans son cabinet.

La Cour des comptes dans son rôle fondamental contribue au contrôle de l’exécution des lois de finances, c’est-à-dire au contrôle du respect de l’autorisation budgétaire votée par l’Assemblée Nationale. Elle doit transmettre un rapport destiné à éclairer le Parlement dans le cadre d’une loi de Règlement.

Monsieur Maurice AKKA, donne des détails sur cette visite : « Nous remettons au Ministre des Finances et du Budget notre rapport provisoire concernant le contrôle de l’exécution de la loi de finances 2015. Dans un processus avec des délais normaux, nous aurions dû le remettre en Décembre. A la demande du Ministre, compte tenu de l’enjeu, et malgré les immenses difficultés matérielles que nous connaissons, nous avons fait le maximum pour participer à la satisfaction des exigences de nos Partenaires Techniques Financiers.

Ce rapport contient un certain nombre des questions que nous avons posées concernant les aspects de la comptabilité de l’Etat.

C’est sur la base des réponses qui nous seront données par le Ministre que nous allons rédiger le rapport définitif qui sera remis au Gouvernement. »

Le Président de la 1ère chambre a également rappelé que la Cour des Comptes a également pour mission de contrôler l’utilisation de l’argent du contribuable. Par exemple, quand nous payons les impôts, il est évident qu’il faut connaitre leur utilisation. C’est aussi ça la transparence, la clarté dans la gestion du compte de l’Etat. Ce n’est pas seulement dans notre pays que cela se passe mais dans tous les pays du monde. Donc la Cour des comptes qui est une juridiction financière est appelée à jeter un coup d’œil sur l’utilisation des fonds publics.

 

Notons enfin, techniquement, qu’à chaque fin d'exercice budgétaire, une loi, appelée loi de règlement arrête le montant définitif des dépenses et des recettes de l'État, ratifie les opérations règlementaires ayant affecté l'exécution du budget, fixe le résultat budgétaire et décrit les opérations de trésorerie. Ce mécanisme participe au contrôle budgétaire, à la transparence et à la bonne gouvernance financière. L’achèvement de ce rapport provisoire est historique et démontre qu’avec les nouvelles autorités, la volonté d’œuvrer dans le sens de la transparence dans la gestion des finances publiques est une réalité.

Le Ministre Henri-Marie DONDRA s’est félicité de ce moment historique et de cette rupture avec le passé. Il a une nouvelle fois réaffirmé sa volonté d’apporter son soutien pour améliorer les conditions de travail de la cour des comptes. Il en a fait un nouveau défi personnel …

En savoir plus...

PLF2018 : RETOUR VERS L'ORTHODOXIE BUDGETAIRE POUR LE MINISTRE DONDRA

Conforment à la loi fondamentale, le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra est passé le jeudi 19 Octobre devant les élus du peuple, à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, pour présenter le projet de loi de finances 2018.

 

Le projet de loi de finances qui devrait en principe être présenté devant les députés de la nation au mois de septembre, selon le délai constitutionnel, a connu un léger retard suite à la modification du cadrage budgétaire en collaboration avec le FMI lors de la 3e revue du programme en cours. En outre, il a été aussi nécessaire de prendre en compte les propositions des autres membres du gouvernement puisque le nombre des ministres passent de 23 à 34. ​

 

C’est ainsi, après l’ouverture des travaux par le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA, le ministre DONDRA a, dans sa présentation, expliqué aux députés les raisons de ce léger retard en considération du délai constitutionnel.

 

Pour le ministre, le projet de loi de finances pour 2018 traduit les ambitions du Gouvernement que dirige le Professeur Mathieu Simplice SARANDJI sous la houlette du chef de l’Etat le Professeur Faustin Archange TOUADERA de relancer l’économie centrafricaine.

 

Dans un contexte de redressement des finances publiques voulu par le Président de la République, la priorité est donnée à la mobilisation des ressources domestiques, à la centralisation des recettes de l’Etat, à la bonne exécution des dépenses pour accorder une place prépondérante aux investissements et aux dépenses sociales.

 

 

Ce budget se présente comme un budget de rupture avec les pratiques du passé et marque un retour à la réalité budgétaire.

 

Les recettes d’ordre seront éliminées, un effort sera fait pour intégrer les dépenses extra-budgétaires, le compte unique du trésor sera consolidé, les agents du trésor seront désignés auprès des structures qui génèrent des fonds qui échappent au Trésor aujourd'hui tels sont certaines évolutions ou mesures transitoires. (EXTRAITS VIDEOS DU DISCOURS)

 

Notons que cette présentation générale sera suivie d’un débat dans les jours à venir. Le gouvernement Sarandji II est en train de tourner la page du passé où le budget arrivait toujours en retard à l’Assemblée Nationale (LE DISCOURS DU MINISTRE).

En savoir plus...

FMI – WASHINGTON : RENCONTRE AVEC LE DIRECTEUR AFRIQUE

Lors de leur déplacement sur Washington, le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix MOLOUA et le Ministre des Finances et du Budget, Henri Marie DONDRA ont rappelé l’attachement de l’ensemble du gouvernement Centrafricain et du Président de la République Faustin Archange TOUADERA à la réussite du programme avec le FMI appuyé par la Facilité Elargie de Crédit.

En savoir plus...

FMI WASHINGTON : LA DETTE INTERIEURE PRIORITE DU MINISTRE DONDRA

Le Ministre des Finances et du Budget Henri-Marie DONDRA a présenté au FMI les résultats de l’audit International sur le stock des arriérés de la dette intérieure.

Concernant le dispositif et sa mise en œuvre, les conclusions du cabinet sont que le dispositif qui a été mis en place par le Gouvernement et l’ACCT pour « clarifier » le stock des arriérés intérieurs est structuré et cohérent. Les options prises pour mener le travail d’analyse sont bonnes. Les montants chiffrés issus de ces travaux sont crédibles et peuvent servir de référence.

Le FMI a pris acte du rapport de ce cabinet international et s’est félicité de l’arrêt définitif de la situation. La dette sociale a été arrêtée à 65 Mds de FCFA, en plus de la dette commerciale à 9 Mds de FCFA et de la dette bancaire. Un plan de règlement est à finaliser avant la fin du mois pour un démarrage en 2018 au plus tard.

La fenêtre va bientôt pouvoir commencer à se refermer sur le passé pour s’entrouvrir vers un avenir pour la République Centrafricaine.

Le FMI s’est déjà engagé en Juillet 2017 sur la résolution en 2018 de la dette commerciale par un décaissement complémentaire. Aujourd’hui, à la demande du Ministre, il étudie également la possibilité de participer significativement à la résolution, sur les 3 prochaines années, d’une partie la plus importante possible de la dette sociale.

Ainsi les salaires du début des années 2000, voire antérieure, devraient pouvoir être en grande partie payés avec l’aide des partenaires Financiers. Le Gouvernement pourra donc, 15 ans plus tard, respecter les engagements régaliens de ses prédécesseurs.

En savoir plus...